Sacs raphia Sans Arcidet Paris

Collection Printemps-Été 2021

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Paniers raphia Sans Arcidet Paris

Les Incontournables

Ils vous font craquer chaque saison​

Dans les coulisses de Sans-Arcidet Paris, épisode 3 : Le processus créatif et la création des paniers.

Troisième épisode de notre série sur les coulisses de Sans-Arcidet Paris !
Vous souhaitez savoir quelles sont les étapes de création de nos accessoires et d’où viennent les inspirations lors du processus créatif ?
Corinne et Samuel nous livrent leurs secrets !

” La ligne commune dans ce processus créatif est de proposer à nos clientes des pièces uniques, des plus simples aux plus sophistiquées mais toujours durables et de qualité. “

Samuel , co-styliste chez Sans-Arcidet Paris.

Quelles sont les différentes étapes dans le processus créatif ?

Toute création résulte d’une idée de départ. On essaye ensuite de lui donner vie soit sur papier soit sur ordinateur selon le type de procédé imaginé ou bien selon si c’est ma mère, la styliste en chef ou moi même, la seconde génération qui en est la source! Une fois cette idée définie, nous nous réunissons, de Madagascar à Paris et nous discutons des modèles: Quelle maille utiliser ? Quel volume ? Quels coloris ? Les anses ? Cette partie est à mon sens la partie la plus excitante de la création car tout est possible. 
Nous collaborons beaucoup mais chacun de nous créons parfois des modèles plus personnels issus d’une envie ou d’un retour de voyage…,Nous alternons ces méthodes, ce qui nous confère une grande liberté et une créativité sans limites! La ligne commune dans ce processus créatif est de proposer à nos clientes des pièces uniques, des plus simples aux plus sophistiquées mais toujours durables et de qualité.

Comment se passe la création d’un sac après la réception des croquis?

Le bureau d’étude prend le relais, avec les informations transmises par le styliste. Celui-ci sélectionne une équipe d’artisans qui compte parmi les meilleurs éléments et les plus spécialisés dans les procédés identifiés par le styliste et le bureau d’étude. Un premier prototype est ensuite réalisé, en général le corps du sac, ce qui nous indique ensuite la marche à suivre.
En effet, le prototype nous dira si le modèle a besoin de continuer à évoluer (volume, maille etc… ou si nous pouvons passer à l’étape suivante, le choix des anses et du reste des détails tels que la doublure ou le système de fermeture. Ce corps est ensuite dupliqué afin d’enregistrer son poids idéal, ainsi que le temps de fabrication des différents éléments en raphia. Cette étape est cruciale afin de produire toujours le même sac au cours de la saison. Nous concevons ensuite les autres éléments qui viendront compléter le corps pour former un sac complet.

Combien de temps faut-il pour faire un sac ? 

Cela varie beaucoup selon la complexité du modèle mais en moyenne 2 à 3 jours pour réaliser le corps et les éléments en raphia. Les éléments complémentaires prennent parfois une journée et environ une à deux heures pour une doublure complète. La phase de développement peut, quant à elle, prendre quelques semaines selon la complexité du modèle.

Quelle est l’étape qui prend le plus de temps ?

La réalisation des éléments en crochet prend  le plus de temps, car il s’agit de réaliser le tissage, la matière principale du sac, contrairement à du cuir par exemple qui ne demande qu’à être coupé ou assemblé. 
Le raphia n’arrive pas en bobine ou en rouleau tissé ( sauf dans le cas de la rabane ) et les fibres sont très irrégulières, ce qui le rend difficile à travailler et à transformer. Cela requiert des gestes d’une main experte, comme celle des artisans avec lesquels nous collaborons, afin d’obtenir une maille de qualité. Et chaque main est différente donc chaque maille obtenue est unique mais conçue selon un calibre afin de garantir qualité et répétition durant la saison.

Où puisez-vous vos inspirations pour créer vos modèles ?

Nos sources d’inspirations sont variées, cela peut venir de l’artisanat d’autres pays qui peuvent être adaptés au raphia, des pièces physiques aussi que nous chinons dans des marchés en France et à l’étranger ou aux puces… Nous aimons avoir des pièces physiques à regarder étudier, toucher. Nous nous inspirons aussi d’autres créatifs, que ce soit Soulages ou les premières créations de Ralph Lauren, mais aussi de la musique comme De La Soul pour leur énergie et le mindset qu’un certain morceau peut nous inspirer. 
J’aime personnellement beaucoup m’inspirer du monde du sport, qui contraste beaucoup avec le raphia, mais aussi le complimente par certains détails ou couleurs souvent flashs et fun. Les sacs de randonnées des années 60-70, ainsi que le streetwear et le monde de la moto m’inspirent beaucoup pour leur aspect pratique et l’utilisation de matières nobles et de détails détournables.

Nous sommes dans la famille, de grands cinéphiles, et cela inspire souvent un thème ou des valeurs à intégrer à la collection, mais aussi le genre de personnes pour lesquelles on a envie de créer un modèle. et parfois l’inspiration vient tout simplement des gens autour de nous que l’on aime, à qui on a envie de rendre hommage; c’est souvent de là que viennent les prénoms dans les noms des modèles. La nature est aussi une grande inspiratrice; nous n’avons rien inventé, elle nous a fait et tout ce qui se trouve autour aussi, alors c’est à notre sens l’une des plus belles muse et nous la remercions à notre façon!

“Je pense que c’est cette richesse de culture mixte qui nous apporte depuis le début de l’aventure (2000) ce supplément d’âme dans les produits Sans-Arcidet”

Samuel, Co-styliste chez Sans-Arcidet Paris

Vous avez à cœur de mixer les traditions de l’artisanat malgache et le style parisien dans vos créations, comment cela est-il réfléchi lors du processus créatif ?

Cette identité mixte est  intrinsèque à l’identité de Sans-Arcidet.

Nous avons fait nos vies à Paris et Antananarivo à la fois. Corinne, Myriam et Sylvie ont grandi près de Paris, cette fantastique ville de la mode et de la culture, puis une partie de leur enfance à Madagascar. Les deux plus jeunes sœurs sont rentrées en France et Corinne l’ainée a choisi de poser ses valises à Antananarivo où je suis né et où j’ai grandi, toujours au plus près des ateliers de ma mère et des mains expertes des femmes artisanes. Et je pense que c’est cette richesse de culture mixte qui nous apporte depuis le début de l’aventure (2000) ce supplément d’âme dans les produits Sans-Arcidet.

Retrouvez prochainement la suite de notre série, avec notre quatrième épisode sur les ateliers et l’artisanat malgache.